>> Arnaud Clapet

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   Quand on sort avec son Bac on ne sait pas toujours ce que l’on souhaite faire, c’était mon cas. J’ai choisi l’Icam de Lille en 5 ans qui est une école assez généraliste.

   Rien ne me prédisposait à aller à la SNCF, surtout que j’avais déjà effectué 2 stages dans l’automobile. C’est à l’occasion d’un forum où j’accompagnais un ami que j’ai eu ma première rencontre avec la SNCF. Dès le lendemain, j’étais re-contacté pour poursuivre le processus de recrutement. J’ai mené en parallèle les entretiens chez SNCF et PSA. La SNCF a gagné, j’avais eu le sentiment que les perspectives de carrière étaient mieux précisées et que j’allais pouvoir faire beaucoup de choses dans cette entreprise. Je ne voulais surtout pas me spécialiser. Premier poste au Bourget en 2005 après une formation « découverte » qui m’a permis de mieux connaître les métiers de la conduite pour pouvoir dialoguer de façon crédible avec des conducteurs.

   Pour autant je n’ai pas choisi d’encadrer directement des conducteurs de trains mais plutôt d’être le manager d’un bureau de commande. C’est l’endroit où est organisé à court et à moyen terme l’adéquation des moyens humains à la charge de travail. 1 conducteur pour chaque train et vice versa. Je suis le responsable de 20 personnes qui gèrent au quotidien « la production », j’analyse plus particulièrement la charge de travail et recherche les meilleures solutions en fonctions des évolutions de matériel, de l’organisation des services, des objectifs de performance. Ce poste est l’antithèse de ce que j’imaginais faire au départ ; c'est-à-dire cadrer, organiser, planifier et que les choses fonctionneraient bien ordonnancées, mais en fait c’est ce qui me plait : gérer l’humain est une source de surprises permanentes, je me considère comme un « gestionnaire d’aléas », toujours à la recherche de nouvelles solutions et de meilleures organisations.

   En devenant Campus manager, je souhaite casser les stéréotypes sur la SNCF, partager la diversité de ses métiers et essayer de faire passer un peu du virus qui nous gagne tous dans cette entreprise.
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